Un vent d’exotisme souffle sur l’ISM 🌴

La rentrée scolaire est toujours l’occasion de découvrir de nouveaux visages. Parmi eux est arrivé Ariel, un étudiant venu tout droit du Honduras pour faire une deuxième année de rhéto. Nous l’avons interviewé pour en savoir un peu plus sur lui.

Mais d’abord, laissez-nous vous le présenter : Ariel Rivera a 19 ans et est un étudiant d’échange provenant de Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Sa langue natale est l’espagnol mais il parle couramment l’anglais. Il est arrivé en Belgique pour un séjour de 10 mois dans la région de Couvin. Il est donc inscrit dans notre école en 6GTA et vit dans une famille d’accueil à Cul-des-Sarts.

Ariel est en Belgique dans le but d’apprendre les langues pour préparer son futur projet professionnel : travailler dans le monde des affaires, plus précisément dans l’import-export.

Nous avons passé quelques minutes avec lui pour avoir son point de vue sur cette expérience d’échange, après ses premiers mois en Belgique.

  • La D-Pesche : Quelle était ta motivation pour te lancer dans cette expérience ? Quel était l’objectif du projet ? Et pourquoi avoir choisi la Belgique ?

Je suis venu ici pour apprendre le français. J’aimerais travailler dans l’import-export principalement dans le monde du business. Il y a peu de temps, nous sommes allés à Louvain-La-Neuve avec les classes de rhéto et la ville m’a plu donc j’aimerais aller étudier là-bas. 

Je me suis lancé dans ce projet pour le plaisir de la découverte ! Je n’ai pas vraiment eu le choix de la destination. A la base, j’avais choisi l’Italie mais ce n’était pas possible car j’étais déjà trop âgé et l’Italie cherchait des étudiants plus jeunes donc le référent du projet m’a fait venir en Belgique. Je suis parti avec le programme interculturel AFS.

  • La D-Pesche : Comment se passe ton intégration en Belgique ? T’es-tu fait des amis ?

Je trouve que mon adaptation se passe bien, même si par moment c’est compliqué car je ne comprends pas toujours tout. En plus, il m’arrive très souvent d’être triste car ma famille et mes amis me manquent énormément. Mais je positive car je me suis fait de vrais amis ici, que ce soit dans ma classe, à l’école ou en-dehors.

  • La D-Pesche : Arrives-tu à t’adapter à la langue française ?

Oui, je comprends mieux à l’écoute qu’à l’écrit mais j’apprends de mieux en mieux. Dans ma famille d’accueil, pendant les deux premières semaines, on parlait anglais mais après nous avons commencé tout doucement à parler français. Les cours, au début, étaient difficiles à suivre et j’étais très fatigué après une journée à l’école. Aujourd’hui, cela va mieux : j’ai des exercices écrits à faire pour m’approprier la langue et j’ai déjà pu participer à des travaux de groupe avec les élèves de ma classe.

  • La D-Pesche : Quelles sont les différences entre l’ISM et ton ancienne école?

Il y a beaucoup de changement : par exemple dans mon ancienne école, j’avais beaucoup d’heures d’études alors qu’ici j’en ai très peu ; j’utilisais énormément l’ordinateur, la technologie, alors qu’ici, on a beaucoup recours au papier. Malgré tout ça, je préfère cette école-ci car l’ambiance est assez bonne et mes nouveaux camarades et professeurs sont très gentils avec moi ; je m’entends très bien avec eux.

  • La D-Pesche : Comment se passent les cours ? Les matières sont-elles différentes du Honduras? 

Les cours sont très différents, surtout au niveau des mathématiques où je suis assez perdu. De plus, le nombre d’évaluations m’a  vraiment surpris. 

  • La D-Pesche : Quelle activité aimes-tu faire en Belgique?

Faire la fête et sortir avec mes nouveaux amis ! 🥳

  • La D-Pesche : Quel est ton avis sur le mode de vie de la Belgique ?

 Tout d’abord, la nourriture belge est saine, contrairement à celle du Honduras qui est très grasse. Ce qui m’a aussi étonné est le peu de fast food que nous pouvons trouver ici alors qu’au Honduras, il y en a à chaque coin de rue. D’ailleurs, ma famille d’accueil fait beaucoup plus de courses pour cuisiner à la maison alors qu’avec ma famille au Honduras, on va souvent  au fast-food.

D’autres aspects du mode de vie sont assez différents. Par exemple, ici ma mère et mon frère d’accueil regardent la télévision tous les soirs tandis que chez moi au Honduras, on ne regarde presque jamais la télévision ; on étudie ou on sort avec ses amis. Mon père, lui, sort de temps en temps faire la fête avec ses amis pendant que  ma mère reste chez nous.

Une autre grosse différence entre la Belgique et le Honduras est que là-bas, on n’a pas besoin de permis de conduire. Donc parfois je conduis avec la voiture de mes parents mais ici je ne peux plus 😕.

  • La D-Pesche : Au quotidien, y a-t-il des choses qui t’interpellent? 

Je trouve que les gens sont très accueillants et ouverts d’esprit avec les étrangers. Et avec les enseignants, il y a du respect : la façon dont les élèves s’adressent à eux est respectueuse. Les élèves les appellent “Madame” ou “Monsieur”, ils se lèvent lorsque le professeur entre dans la classe et ils attendent qu’il leur dise de s’asseoir. Au Honduras, il y a du respect aussi mais ça ne se démontre pas de la même manière.

  • La D-Pesche : Quelles sont les habitudes qui te manquent le plus ?

La nourriture du Honduras commence à me manquer, comme la soupe et les fast-foods car il n’y en a presque pas ici. De plus, je regrette de ne pas être là-bas, parce que c’est une période difficile en ce moment à cause des élections. J’ai l’impression que mon vote pourrait permettre d’élire quelqu’un qui pourrait vraiment aider et apporter du changement au pays mais malheureusement je ne pourrai pas voter parce que je suis en Europe.

  • La D-Pesche : Qu’est-ce que tu nous conseillerais de faire si nous décidions d’aller en vacances ou en projet d’échange dans le Honduras ? 

Je vous donnerais le conseil suivant : visitez Utila ! Cet endroit est essentiellement constitué d’îles et de plages entourées d’un magnifique océan turquoise ainsi que d’une végétation assez abondante !

Ariel n’est pas le premier étudiant d’échange qu’accueille notre école. C’est une expérience qui est loin d’être facile mais dont on ressort plus fort et enrichi. Ce genre d’aventure est bénéfique pour l’étudiant comme pour notre école : Ariel nous offre sa culture et s’imprègne de la nôtre. Nous lui souhaitons une belle année et le meilleur pour la suite ! 🙂 

 

Charlotte Lefebvre (6 GTB), Gwen Hottiaux et Emmy François (5 GTA)

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