Rob Hopkins a évoqué au Couvidôme le Mouvement des Villes en Transition

  • Rob Hopkins, c’est qui ? 

C’est un auteur et enseignant né à Londres et âgé de 53 ans. Il a un master et un doctorat en sciences humaines et sociales. 

En 2005, il déménage à Totnes,  à 300 kilomètres au sud de Londres,  avec sa famille et il crée “Transition Town Totnes”, la première ville de transition. Ce mouvement s’élargit au monde entier sous le nom de “Transition Network”. 

  • Le Mouvement des Villes en Transition, c’est quoi ?

C’est une communauté qui se rassemble et œuvre pour sa ville face au double défi du pic pétrolier et du dérèglement climatique : comment vivre dans un monde sans pétrole et fragilisé par les catastrophes naturelles ?

Le site Réseau Transition.be se définit comme un mouvement de citoyens qui se réunissent pour réimaginer et reconstruire notre monde

Les citoyens  se réapproprient l’économie, suscitent l’esprit d’entreprise, réimaginent le travail, développent de nouvelles compétences et tissent des réseaux de liens et de soutien.  Il existe désormais plus de 4000 initiatives de transition dans 51 pays, dont la Belgique. Sur cette carte datant de 2017 ci-dessus, on peut observer les différentes initiatives de transition de Wallonie qui prennent de l’ampleur et se développent fortement au centre du pays.

  • Rob Hopkins à Couvin : pourquoi ?

Rob Hopkins est venu à Couvin dans le cadre du Festival Crescendo, un festival qui s’inspire largement du mouvement de transition et qui a eu lieu du 1er au 3 octobre au Domaine Saint-Roch. 

Pour en savoir plus sur la venue de Mr Hopkins à Couvin, j’ai interviewé Mme Goffard, ancienne professeure à l’ISM et membre du groupe organisateur du Festival Crescendo.

  • D’où vient l’idée de  l’organisation de la conférence ? 

Inviter Rob Hopkins, c’était inviter la source et le recevoir à Couvin, est un coup de folie. On ne pensait pas qu’il allait accepter de venir au Couvidôme, lui qui fait normalement des conférences dans de plus grands auditoires de villes universitaires telles que Louvain-la-Neuve ou Namur. Il demande également un cachet à la hauteur de sa réputation qu’il faut pouvoir assurer.

  • Que peut apporter Rob Hopkins aux jeunes venus l’écouter ? 

Tout dépend où les jeunes en sont dans leur réflexion mais il peut apporter une ouverture d’esprit et des perspectives de créativité et de positivité sur le monde auquel on aspire. À travers son discours, il encourage les jeunes à construire des projets et à chercher comment les réaliser. 

  • La conférence en quelques mots

La conférence s’est déroulée au Couvidôme durant la soirée du 21 septembre.

Pour débuter son exposé, Rob Hopkins nous a montré un graphique et nous l’a interprété comme s’ il nous racontait une histoire.

Imaginons qu’en 2021, nous nous situions au sommet d’une montagne à la vue magnifique. Malheureusement, au-dessous de nous se trouve un monde fait de plastique, de carbone et d’inégalités. Les experts se trouvant au sommet en notre compagnie avertissent que nous devons descendre mais peu de gens les écoutent : ils préfèrent rester au sommet et ne pas  devoir affronter les désastres qui se trouvent en bas.

Et s’ il y avait une manière plus chouette de faire descendre les gens ? Et si nous racontions que ce qu’il se trouve en bas n’est en réalité qu’un monde merveilleux ? Peut-être qu’à ce moment-là, nous aurions envie de rejoindre le bas de cette colline ?

L’imagination était au centre de la conférence de Mr Hopkins. Il nous l’a fait comprendre par une mise en situation par groupe de deux : nous avons dû fermer les yeux et imaginer Couvin en 2030. Ensuite, nous avons échangé nos points de vue sur ce que l’on avait imaginé avec notre partenaire. Certains spectateurs ont également partagé leurs ressentis avec tout le monde. La Couvinoise, le contournement, le chant des oiseaux et le calme sont des thèmes souvent revenus.

Pour débloquer notre imagination, Mr Hopkins nous a présenté un “cadran solaire de l’imagination” qui repose sur 4 éléments.  

1.Les espaces: 

Notre imagination ne peut se développer si nous sommes dans un espace de stress. Nous devons créer un espace de calme . 

2. Les lieux : 

Il nous faut aussi des lieux qui nous permettent une ouverture d’esprit et une vision différente du monde qui nous entoure. Cela peut être un parc, un espace créatif ou même une ville entière comme Ungersheim, en Alsace, que Rob Hopkins qualifie d’un des plus beaux exemples de Transition qu’il ait jamais vus

3.Les pratiques:

L’hippocampe, siège cérébral de notre imagination, a tendance à se rétracter dans notre société actuelle à cause du stress quotidien. Nous devons l’étendre en le travaillant, en montant ou en participant à des projets par exemple . 

4.Les pactes:

Pour mettre en place ces projets, faisons des pactes entre citoyens ou entre citoyens, communes et gouvernement.

La conférence de Mr Hopkins était axée sur l’imagination et sur la place qu’il faut lui rendre pour construire notre futur. Sans imagination, pas de futur. Elle est la base de chaque projet et chaque projet permet aux citoyens de concevoir les villes de demain.

Pour plus d’infos sur le Mouvement des Villes en Transition, le festival Crescendo ou Rob Hopkins, n’hésitez pas à faire un tour sur ces sites: 

https://www.reseautransition.be/ 

https://www.festivalcrescendo.be/ 

https://www.robhopkins.net/ 

N’oubliez pas que s’investir c’est aussi à l’école via le Groupe Climat par exemple.

Rob Hopkins donnera une conférence le samedi 13 novembre à Charleroi à 20h dans le cadre du festival Carolotopia. 

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Louane Sansen

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