Que sont-ils devenus ? Portrait de 3 anciens élèves

Nous sommes allées à la rencontre de Laura, Antoine et Damonie, trois anciens élèves de l’Institut Sainte-Marie. Nous avons fait le point avec eux sur leur parcours scolaire et sur le métier qu’ils ont choisi. La profession qu’ils exercent aujourd’hui s’inscrit dans la continuité des options et filières qu’ils avaient suivies dans notre école.

Laura, 23 ans : “ Une section qui permet d’apprendre sur le terrain ”

Tout d’abord, nous avons fait la rencontre de Laura Dupont. Soucieuse d’apprendre, c’était une élève très enthousiaste et impliquée dans sa scolarité. Dès son arrivée à Pesche, elle a choisi l’option générale Latin. En troisième, elle a pris l’option sciences sociales mais en quatrième, vu ses lacunes en latin, elle s’est tournée vers la filière technique, toujours option sociale. Ces changements ont été bénéfiques car elle a adoré cette option et en rhéto, elle a obtenu son diplôme d’éducatrice A2 et son CESS.

Après ses secondaires, Laura a fait un bachelier de soins infirmiers pour devenir infirmière A1. Ses études ont duré 3 ans puis elle a fait une année de spécialisation en pédiatrie et en néonatologie. Elle a donc continué ses études à la Haute Ecole Provinciale Hainaut-Condorcet de Mons. Durant tout son parcours en secondaire, Laura voulait se diriger vers le secteur médical ou social. Mais elle croyait que le fait d’avoir intégré la filière technique d’éducation serait un frein au bon déroulement d’études scientifiques. Pourtant, 5 ou 6 mois avant d’obtenir son CESS, elle change d’avis et décide de se lancer dans la formation d’infirmière après avoir vu une émission sur les métiers. Elle a d’abord fait sa première année pour voir si elle aimait ça. Bingo ! Elle s’y est beaucoup plu, elle s’est dit : “C’est ça que je veux faire”, elle a donc zéro regret. Laura n’aura eu aucune difficulté pour réussir ses études, elle dit que c’est vraiment une question de travail et de régularité. Surtout, il faut lutter contre les préjugés : la filière technique n’empêche aucunement l’accession à des études ambitieuses.

Le domaine médical est devenu une réelle passion pour Laura et c’est très vite après sa sortie de spécialisation, en juin 2018, qu’elle a commencé à travailler aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Bruxelles, dans le service pédiatrique spécialisé en médecine et chirurgie digestives, qui pratique la greffe de foie.

De notre école, cette jeune infirmière retient le 3ème degré de la filière technique qu’elle juge très pertinent, notamment grâce aux stages. Elle trouve que cette option permet de garder un bon niveau scolaire tout en mettant un pied dans le monde du travail. Elle se souvient aussi de ses ami(e)s très proches avec qui elle est encore en contact aujourd’hui. Mais également de certains professeurs ou éducateurs qui l’ont beaucoup encouragée dans ses multiples projets. Dans 5 ans, Laura espère avoir l’opportunité de partir un an à l’étranger, puis de reprendre sa vie d’infirmière et peut-être d’envisager une petite place pour une personne en plus dans sa vie de couple.

Ce qu’on retient du témoignage de Laura ? Que peu importent les préjugés, ce qui compte c’est d’être motivé !

Antoine, 23 ans : “Un parcours “classique””

Pourtant le sien est loin d’être banal. Antoine Germain est un de nos anciens journalistes : il était rédacteur pour le journal de l’école qui existait sous forme papier à l’époque. La tête sur les épaules, Antoine était en option générale latin – mathématiques, Anglais 4 heures et Néerlandais. Il aimait énormément lire des bouquins d’histoire, ce qui justifie son choix de l’option latin car il y retrouvait ce petit côté historique. Cette option était une discipline qui nécessitait aussi beaucoup de logique, et il appréciait travailler étape par étape. Il a d’ailleurs une petite pensée pour Madame Daix, qui était encore professeure de Latin à l’époque.
Le voyage rhéto est évidemment un très beau souvenir qu’il retient de ses années passées dans notre école. Une semaine incroyable en Toscane, en Italie, durant laquelle ils avaient visité Florence, Pise ou encore San Gimignano où ils ont mangé une glace chez le meilleur glacier du monde ! Et bien sûr, la soirée rhéto. Antoine a une pensée particulière pour les sixièmes de cette année et de l’année passée, privés de voyage à cause du Covid-19…

En quittant l’Institut Sainte-Marie de Pesche, il se sentait suffisamment formé pour entamer ses études supérieures, car selon lui, ce qu’on apprend en secondaire n’est qu’une fraction de ce qu’on voit après. Durant sa scolarité, Antoine a envisagé de faire des études de droit, de langues, de psychologie, de philosophie ou encore de communication mais vu son aisance en mathématiques, il s’est finalement dirigé vers un bachelier en sciences économiques et de gestion. Il savait déjà qu’il voulait un métier pluridisciplinaire, un peu “touche à tout” et le programme des cours l’intéressait. D’autre part, c’était l’époque (2015) où la crise financière de la zone euro faisait terriblement polémique dans les médias et en comprendre le processus attirait beaucoup Antoine.

Aller faire ses études à Louvain-la-Neuve, c’était une évidence ! Et même, une tradition familiale. C’est 2 ans et demi après son arrivée dans cette unif qu’Antoine a eu l’opportunité de partir 6 mois en Erasmus à Maastricht. Une expérience unique et enrichissante durant laquelle il a vécu avec quinze autres étudiants internationaux. Dès son retour, Antoine a décidé de faire un double master en économie et plus particulièrement en recherches économiques. Il a fait sa première année à la Bocconi University de Milan avant de finir ses études à l’UCL et d’obtenir brillamment son diplôme.
Aujourd’hui, Antoine vient de commencer un doctorat à l’IRES (Institut de Recherches Economiques et Sociales). Durant la première moitié de semaine, il fait des recherches, et l’autre moitié, il donne des cours en tant qu’assistant de travaux pratiques en première année d’économie et dernière année de master de recherches. Actuellement, notre ancien rédacteur aime ce qu’il fait même ce n’était pas tout à fait ce qu’il avait prévu au départ.

Par son témoignage, Antoine nous a démontré qu’un solide bagage en secondaires générales ne peut être que bénéfique pour poursuivre des études universitaires.

Damonie, 24 ans : “J’ai été très bien formée à l’ISM”

Enfin, nous avons interrogé Damonie Tilmant. Elle a passé le premier degré à l’athénée de Chimay, en option latin la première année et en informatique la deuxième. Elle est ensuite arrivée à Pesche en 3ème technique sociale et a continué dans la même option en 4ème car elle trouvait que c’était la section la plus appropriée pour continuer dans le secteur social. En 5ème, elle a choisi l’option puériculture en filière professionnelle : à ce moment-là, elle savait déjà qu’elle voulait travailler dans la petite enfance. Damonie nous a parlé notamment du cours de psychologie appliquée qui l’a marquée car “On a appris vraiment tout ce qu’on devait savoir sur le comportement et le développement des enfants, ça m’a énormément aidé à bien les comprendre”. Damonie nous a expliqué avoir été bien formée pour entamer ses études supérieures grâce aux différents stages en crèche, en école maternelle, en maternité de centre hospitalier, en maison maternelle et en école spécialisée. Elle a appris de ses stages tout ce qui était nécessaire pour exercer le métier de puéricultrice : les gestes adéquats, les clés pour comprendre les tout-petits et comment procéder en cas de problèmes. Le cours de psychologie appliquée ressemblait déjà fort aux cours de psycho de la haute école.

En 2016, Damonie finit ses études secondaires, elle a 20 ans et elle part suivre 3 années d’études d’institutrice préscolaire à la Haute École Provinciale de Hainaut-Condorcet à Mons. Après obtention de son diplôme, on lui propose un contrat en crèche qu’elle accepte.

Avec son travail en crèche, Damonie s’est rendu compte qu’elle préférait travailler dans la petite enfance et non dans le préscolaire. Elle s’est expliquée sur ce point : avant son entrée à l’école, l’enfant est complètement dépendant de l’adulte, il n’a aucune autonomie pour satisfaire ses besoins primaires et c’est ce qui l’intéresse dans son métier. Aujourd’hui, Damonie est puéricultrice à la crèche Les Philous à Philippeville.

On retient du témoignage de Damonie que savoir dès le plus jeune âge vers quel secteur on veut se diriger permet de bien s’orienter.

Ces trois témoignages prouvent que le choix des options dans le secondaire est très important pour la suite de l’apprentissage. Quel que soit ce choix, ce qui compte c’est de suivre son coeur et de s’épanouir dans son projet. Chacun peut alors trouver le métier dans lequel il se sentira lui-même, dans un environnement qui lui correspond.

Merci à Damonie, Antoine et Laura pour leur collaboration et leur gentillesse. Nous leur souhaitons le meilleur pour la suite de leur parcours !

Charlotte Lefebvre et Louane Sansen

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