Portrait de notre directeur : un parcours atypique

Vous le savez sûrement : depuis cette rentrée scolaire, notre école a un nouveau directeur. Nous avons décidé d’en savoir plus. Le mardi 1er octobre, notre équipe de la D-Pesche est donc allée interviewer Monsieur Collot afin de dresser son portrait. Il a répondu à nos questions avec enthousiasme. Voici l’essentiel de cette rencontre :

  • Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots quel parcours avez-vous suivi avant de devenir directeur de l’institut Sainte-Marie ?

 

J’ai fait mes secondaires dans l’enseignement général à Pesche, puis j’ai poursuivi par un régendat technique à Mons que j’ai complété d’une licence à l’Université Catholique de Louvain.

J’ai ensuite travaillé 3 ans dans l’entreprise “Caterpillar” à Gosselies, où j’étais gestionnaire d’une unité flexible pour les lignes moteurs. J’ai donc un parcours atypique pour un directeur d’école.

 

  • Quelles sont les procédures et formations que vous avez dû suivre pour devenir directeur ?

 

À la base, il y a 24 ans,  j’étais coordonnateur. À ce moment-là, il n’y avait pas de formation requise pour devenir directeur. Depuis, cela a changé : j’ai dû suivre 5 modules de formation axés sur les aspects administratifs,pédagogiques et communicationnels. En général, le cursus s’étend sur 3 ou 4 années mais je l’ai fait sur 14 mois car c’est un projet que je portais. J’avais pris ma décision de quitter mes fonctions de coordinateur du CEFA pour aller dans un établissement scolaire de plein exercice. L’Institut Sainte-Marie était une possibilité.

 

  • Quelles ont été vos motivations pour devenir directeur du site de Pesche alors que vous dirigiez le CEFA ?

 

Premièrement, je connais très bien cette école vu que toute ma famille et moi-même y avons étudié.

Deuxièmement, le fait d’avoir travaillé dans l’enseignement technique et professionnel, notamment sur le site de Saint-Germain, me  donnait  l’opportunité de rencontrer régulièrement 5 chefs d’établissements : le directeur de l’Institut Notre-Dame de Philippeville, du Collège de Chimay, de Sainte-Marie et les deux directeurs de l’enseignement spécialisé de Couvin et Chimay. J’ai remarqué le dynamisme de ce comité de direction composé de jeunes directeurs et finalement,l’idée de tenter ma chance a émergé.

Je pense que l’enseignement est un magnifique métier. Mais les enseignants ne peuvent pas changer de poste facilement ni progresser dans la hiérarchie. On peut devenir soit chef d’atelier, soit sous-directeur, soit directeur. Mais, il y a très peu d’alternative hormis partir à Bruxelles au SEGEC[1] pour devenir conseiller pédagogique ou responsable de secteur.

 

  • Pour vous, quelles sont les qualités qu’un directeur doit posséder ?

 

La première c’est l’écoute, ensuite la communication et la capacité de trancher, quitte à se tromper et à rectifier le tir par la suite. Parfois, il vaut mieux prendre une mauvaise décision que de ne pas en prendre. Il est important de ne  laisser personne dans l’incertitude, l’incompréhension ou sans réponse du tout. Le personnel est en attente d’un leader .

 

  • Quels sont les objectifs et projets majeurs que vous aimeriez poursuivre pour notre établissement ?

 

Il y en a beaucoup mais je ne suis pas tout seul.

En tout cas, je suis impressionné par le dynamisme des enseignants et des jeunes dans cette école, tant il y a de projets !

Pour citer des exemples, je pense aux initiatives pour le climat ;  aux professeurs d’éducation physique avec qui je vais organiser un marathon-obstacles et un runbike dans l’école . Ils sont heureux car le sport va être remis à l’honneur. Ce ne sont que des exemples. Beaucoup d’autres activités sont planifiées.

Mon rôle c’est l’accompagnement, l’encadrement. Par exemple, au deuxième degré, on organise moins de voyages et de visites. J’ai donc je les ai incités les enseignants à proposer des projets dans cette optique.

 

  • Quel est votre état d’esprit en ce début d’année scolaire ?

 

Très serein ! Je suis surpris moi-même. Il fallait que je change car après 24 ans, une certaine routine, dans mes anciennes fonctions, s’était installée.

La tâche est assurément ardue parce qu’un chef d’établissement est concerné par les aspects pédagogiques, administratifs et financiers. Par exemple, les travaux dans l’école représentent au fameux challenge : il faut remonter tout le secteur industriel sur le site de Couvin et prévoir d’autres locaux pour l’enseignement en alternance. Le challenge et l’attente derrière sont très grands,à mon avis. Malgré ce défi parfois stressant, je suis dix fois plus heureux et mieux dans ma peau !

 

  • En conclusion souhaitez-vous adresser un mot aux élèves ?

 

Profitez de votre chance d’élève pour mettre en œuvre l’acquisition des compétences dont vous aurez grandement besoin par la suite.  Les richesses de l’enseignement secondaire sont souvent seulement perçues après les études .

J’ai envie de vous dire aussi de vous accrocher, de prendre le maximum de vos apprentissages et de profiter de cette chance incroyable de pouvoir bénéficier d’un enseignement de qualité dans un cadre verdoyant. Même si je suis conscient qu’entre 12 et 18 ans ce message est souvent difficilement compréhensible !

 

Nous vous remercions Mr Collot d’avoir pris la peine de répondre à nos questions et nous vous souhaitons une bonne continuation !

 

[1] Secrétariat Général de l’enseignement catholique en communauté française et germanophone de Belgique

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