Mes fringues, c’est pas tes oignons !

Avez-vous remarqué, vers la mi-septembre, que certaines élèves de notre école arboraient d’audacieuses tenues vestimentaires ? Tops à fines bretelles, débardeurs et jupes courtes ont dévoilé, le temps d’une journée d’école, épaules, nombrils et mollets galbés. Vous avez pu constater comme moi que le soleil était encore présent à ce moment-là et qu’il nous envoyait ses plus chauds rayons. Les élèves de l’ISM en ont donc profité pour se vêtir comme ils le souhaitaient. Mais le soleil n’était pas le seul à justifier ces tenues légères… 

En effet, durant le week-end qui a précédé le lundi 14 septembre, un mouvement a buzzé sur les réseaux sociaux. Il a mis en avant la discrimination dont font preuve certaines écoles vis-à-vis des tenues vestimentaires portées par les filles. Or, pour les jeunes, porter les vêtements que l’on souhaite est une façon de revendiquer la liberté d’être soi, quitte à parfois être en « infraction » avec le règlement d’ordre intérieur des écoles. En effet, dans certains établissements,  les élèves peuvent recevoir une sanction à cause de leurs tenues jugées “provocantes”.

L’origine de ce fameux Lundi 14 septembre vient de Dax, dans les Landes, en France. Une jeune fille de 14 ans impliquée dans la lutte pour le féminisme a lancé ce mouvement sur les réseaux sociaux avec une vidéo qui appelait les ados à s’habiller différemment. Et il s’est rapidement étendu à une partie de l’Europe ! Ensuite est arrivé le second mouvement, cette fois-ci sur le réseau social « Tik Tok ». C’est vraiment à ce moment-là que la lutte a pris de l’ampleur grâce aux millions de jeunes de 13 à 24 ans qui ont partagé ce buzz.

De même pour l’application Twitter où ont circulé des hashtags comme « #BalanceTonBahut » ou encore « #Lundi14Septembre » où les adolescents des lycées et collèges ont exprimé leur envie de liberté par le choix de s’habiller comme ils le veulent. Ici, à l’ISM, certains de nos élèves ont aussi revendiqué “vestimentairement” le droit à la tenue de leur choix.

Finalement, ce fameux Lundi 14 septembre a généré bon nombre de points positifs. Il y a eu une certaine remise en question par rapport aux discriminations envers les femmes. Il a aussi permis aux jeunes de s’entraider dans le but de faire connaître cette lutte et de revendiquer leur liberté dans le choix de leur tenue. Mais cette initiative n’a pas été saluée par tout le monde. Ainsi, à l’ISM, direction et éducateurs ont dû parfois mettre le holà, au nom du règlement de l’école. 

Soit, certaines en ont été quittes pour aller se rhabiller mais leur audace a eu le mérite de susciter le débat.

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