L’Association des Alcooliques Anonymes à l’école : Une mission de santé publique

 

L’Association des Alcooliques Anonymes à l’école : Une mission de santé publique

Le vendredi 21 février, l’Association des Alcooliques Anonymes est venue témoigner dans les classes de 3ème Tq Sciences Sociales. Pour ces Alcooliques dit abstinents, c’est aussi une opportunité de pouvoir s’exprimer qui s’inscrit dans leur processus de rétablissement. Comme l’a souligné Madame Soret, professeure à l’initiative du projet, l’alcoolisme ne s’efface pas et demande un long travail de guérison, durant toute une vie. Les malades ne sont jamais délivrés définitivement de leur addiction. Ils peuvent toujours retomber dans leur vice. C’est pour cela qu’ils ont besoin de partager leur expérience et de participer le plus souvent à des réunions d’Alcooliques Anonymes car dans notre société, malheureusement, l’alcool est facilement à portée de main et fait partie de notre vie sociale.  

Si le besoin de partager leur histoire semble clair, il est intéressant de comprendre pourquoi les Alcooliques Anonymes sont les bienvenus dans les écoles. Voici ce qu’il s’est dit lors de l’échange avec Madame Soret. 

La D-Pesche : Pour quelles raisons avoir eu l’idée d’inviter l’Association des Alcooliques Anonymes ? 

Premièrement,  l’alcool est vraiment un problème dans les classes où je me rends et beaucoup d’élèves vivent chez eux des situations problématiques liées à l’alcool. Recevoir en classe d’anciens alcooliques m’a donc semblé une démarche pertinente.

De plus, l’animation s’inscrit dans le cadre du cours Enquêtes, visites et séminaires. En effet, le programme demande d’inviter, en classe de troisième, des intervenants, par exemple du secteur associatif, pour faire découvrir leurs projets et sensibiliser les élèves à différentes problématiques sociétales. En quatrième, ce sont les élèves qui se déplacent et qui vont découvrir les associations.

La D-Pesche : Comment la rencontre s’est-elle passée ? En quoi a-t-elle consisté ?

La rencontre s’est très bien déroulée. Les élèves ont été étonnés que deux personnes viennent de leur plein gré parler ainsi de leurs failles et de leurs difficultés devant des inconnus, des jeunes de surcroît ; ils avaient énormément de questions à poser, d’ailleurs les deux heures étaient trop courtes. Il y eu aussi beaucoup de remise en question des élèves face à leur propre consommation.

Madame Soret dit avoir vu des élèves très intéressés et très intéressants. Même ceux qui ont habituellement besoin de bouger étaient très attentifs. La rencontre était touchante, certains avaient parfois les larmes aux yeux en écoutant les témoignages.

Ainsi, la classe a été particulièrement émue par l’un des deux invités : cette personne provient d’une famille italienne dans laquelle, à partir de dix ans, les enfants avaient l’autorisation de boire du vin à table ; l’addiction était inévitable. Cet homme a ensuite sombré dans les stupéfiants. Aujourd’hui, 18 ans se sont écoulés depuis qu’il a arrêté de boire mais il rembourse encore les dettes dues aux dégâts qu’a causés l’alcool,.

En conclusion, Madame Soret a indiqué que l’expérience était nécessaire et qu’elle la renouvellerait car elle a été bénéfique tant pour les élèves que pour les deux intervenants qui ont eu face à eux un public bienveillant et à l’écoute.

Anaïs Marsick 5GTB 

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